Tlemcen- Mansourah, l’espoir renaît
Dimanche 23 Mai 2010
La grande banlieue ouest de la ville de Tlemcen semble sortir d’une grande léthargie. Depuis le découpage administratif qui l’a érigée en commune, Mansourah était devenue le dépotoir de la ville de Tlemcen.
Dans les années 1990, on avait même eu l’audace de créer une nouvelle-ville du type Tlemcen II, et, il faut le dire, Mansourah s’y prêtait à cette mutation pour désengorger le vieille ville. Dans les années 1980, il était encore possible aux visiteurs d’admirer les grands espaces champêtres, les grands vergers, et surtout l’enceinte mérinide et le fameux minaret qui résiste à plus de 7 siècles d’histoire. A cette époque, il suffisait d’un quart d’heure aux citadins pour retrouver un peu de calme et de sérénité sous l’ombre des oliviers de Mansourah. Aujourd’hui, les défenseurs de la nature ne font que constater le désastre. Cependant, l’espoir est de nouveau permis, car depuis quelque temps la commune de Mansourah est en train de faire peau neuve, et les habitants sont quelque peu surpris par la nette amélioration du réseau routier. Il faut dire que pendant des années nul ne s’est intéressé à ces infrastructures délaissées. Du côté du campus universitaire et des cités avoisinantes, une large campagne d’assainissement a été entreprise, routes et trottoirs nettoyés, élimination de dépotoirs sauvages et rétablissement de l’éclairage publique. Certes, il reste beaucoup à faire pour redonner la confiance aux citoyens mais il faut que ces derniers soient aussi impliqués dans la gestion de la cité. Pour cela l’APC de Mansourah doit appliquer une politique de quartier pour sensibiliser tout le monde. Il est vrai que cette commune ne dispose pas de beaucoup de ressources à l’heure actuelle, mais de grandes potentialités existent, le tourisme et les activités culturelles peuvent sortir Mansourah de l’anonymat.
L’initiative prise par l’exécutif communal de Mansourah est encourageante pour l’avenir et l’apport de l’université Abou-Bakr Belkaïd est souhaitable pour diversifier les activités culturelles et scientifiques au niveau de cette commune. Pour ce qui est des activités sportives, Mansourah a toujours eu le privilège d’abriter des tournois internationaux de tennis, d’autant plus qu’elle dispose des meilleurs courts de la région. On aimerait bien voir revivre ce fameux spectacle «Sons et lumières de Mansourah» et la fête des cerises. N’oublions pas qu’à une certaine époque on fêtait l’arrivée du printemps à Mansourah. Reste un petit point sombre, le manque de civisme des citoyens, notamment au niveau de la cité des 400-Logements et celles de Bouhenak. Pour cela, il faudrait non seulement une grande campagne de sensibilisation, sans oublier les mesures coercitives, car des industriels payent leurs impôts à Tlemcen et utilisent Mansourah comme dépotoir. En ce qui concerne l’environnement, le reboisement doit être une priorité. Cette localité peut retrouver le sourire après tant d’années de laisser-aller et de gabegie.
M. Zenasni
Source: Le Soir d'Algérie
DZactu: Actualité algérienne et kabyle- Régions d'Algérie et de Kabylie
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