Le premier groupe de supporters a rejoint l'Afrique du Sud jeudi matin:
Pretoria, l’Algérienne
Samedi 12 Juin 2010
Johannesburg, jeudi 2h20, l’Airbus A330-200, relooké à la bannière nationale de la compagnie Air Algérie, pose ses ailes sur le tarmac de l’aéroport international et dépose le premier groupe de supporters de la sélection nationale.
Les quelque neuf heures de vol qui ont séparé Alger de la capitale du monde du 11 juin au 11 juillet ont été un must en terme de profondeur de la culture algérienne. Les couleurs étaient telles que l’on se croirait dans un festival panafricain. Les Chaouia, Hwazas et même les Touaregs se confondaient avec les costumes des officiels et autres invités du MJS de Hachemi Djiar. Un voyage folklorisé qui n’a pas gêné, outre mesure, les membres de l’équipage de «Lala Setti» tout sourire, malgré tout. Les passagers ne sont pas «ingrats», eux qui saluaient l’atterrissage en douceur de l’appareil avec un tonnerre d’applaudissements. Le soleil de Johannesburg s’apprêtait à illuminer les visages mi-ravis mi-inquiets des 250 fans algériens. «C’est mon premier voyage à l’étranger et j’ai voulu le consacrer au soutien de notre sélection», dira Salim, jeune «beznassi » originaire d’Annaba. C’est la star du vol AH 5620. Il posera presque avec tout le monde. En passant par Djiar, le ministre de la Jeunesse et des Sports qui fera, lui aussi, un tour d’honneur le long de l’appareil. L’inquiétude chez Salim est grande. La découverte d’un pays qu’il ne connaît que de nom et bien sûr celle du chemin qu’effectueront dans ce tournoi ses favoris Matmour, Yebda et Ziani ne lui l’ont pas permis de fermer l’œil. Contrairement à ces amis tombés dans les bras de Morphée au bout de la moitié du chemin. Le réveil, pour eux, est la fin d’un beau rêve et le début d’un autre. Peut-être plus beau. Quelques heures de récup’ dans leur lieu de séjour, un campus universitaire «potable» et c’était reparti à la conquête du pays-continent. Pretoria est leur rampe de lancement pour illuminer le chemin des Verts. La soirée de jeudi, veille de l’ouverture de cette 19e édition de WC, a été mouvementée dans les Street de l’ex-ghetto de l’Apartheid. Pretoria luminescente est enchantée, charmée, par l’ambiance de la première troupe folklorique estampillée made in Algeria. Le décalage horaire et des cultures n’apparaît point sur les visages. Ni sur la grande scène improvisée près de Duncan Street. Les chaudes couleurs et la communion entre les deux galeries, les deux peuples, n’avaient pas d’égales. Sauf que la fatigue du long voyage et des tracasseries induites par les formalités d’accréditation ont mis K.-O. votre serviteur retourné au campus en plein vacarme nocturne. La fête africaine ne fait que commencer.
M. B.
Source: Le Soir d'Algérie
DZactu: Actualité algérienne- Actualité du sport algérien
|